La lectothèque idéale

Cycle de lectures indépendantes sur la vie et l'oeuvre d'auteurs

"Avec l’écrivain Patrice Delbourg, nous avons proposé en juin 2004, à la bibliothèque de Limoges, une première lecture théâtralisée intitulée : Antoine Blondin ou l’ironie du sport, en nous basant, notamment, sur les chroniques hautes en couleur écrites par l’auteur d’Un Singe en hiver  dans le magazine L’Equipe.

Deux ans plus tard, à la Villa Marguerite Yourcenar du Montnoir (résidence d’auteurs européens), nous récidivions avec une deuxième lecture : Cet Allais vaut bien le détour, hommage à « Alphi », qui a publié la bagatelle de 1700 contes, histoires, fables expresses, olorimes ou pensées ainsi que des dizaines de recettes de cocktails, calembours, loufoqueries, contrepèteries et propos logiques jusqu’à l’absurde.

En février 2008, désireux d’agrandir notre « lectothèque idéale », nous avons porté notre attention et notre affection sur un poète au talent inclassable, figure majeure de cet entre-deux-guerres artistiquement si foisonnant : Robert Desnos ! Nous avons souhaité créer le spectacle Robert Robert Desnos, l’homme qui portait en lui tous les rêves du monde en République tchèque, à Prague et Pardubice,  à quelques encablures du camp de Terezin où il trouvât la mort en 1945.

S’est ensuite imposé à nous un autre nom pour une création à l’automne 2010, à la bibliothèque de Fleury-Les-Aubrais, en parallèle à la création « des rails… ». Le nom de celui qui disait à la manière de ce cher Albert Londres : « Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie », de celui qui parcourut les routes du monde en façonnant chaque jour davantage sa propre légende bourlingueuse … : Blaise Cendrars !

Et après ? Nous n’allons certes pas nous arrêter en si bonne compagnie. Qui choisir pour poursuivre notre promenade dans cet abécédaire littéraire ? La lettre J sera la prochaine… J comme Jacob. Max Jacob, le poète de Saint Benoît sur Loire, l’homme de toutes les exclusions, l’ami de Picasso qui selon la légende lui aurait dit « tu es poète, vis en poète » déclenchant ainsi sa vocation… Max Jacob : sacré funambule ! a vu le jour en novembre 2012 à la Médiathèque d’Orléans…

Ainsi se présente ce projet original de « lectothèque » avec ces créations pour aujourd’hui ou pour demain, ping-pongs complices et fraternels faisant alterner des textes choisis d’un auteur avec des évocations biographiques…"

Texte d'Éric Cénat

 
Max Jacob, sacré funambule !

Sélection Printemps des Poètes

 

Cette lecture théâtralisée conçue par l’écrivain Patrice Delbourg et le comédien Éric Cénat est consacrée à Max Jacob, figure majeure de la poésie française de la première partie du XXème siècle. Fallacieux et authentique, sage et meurtri, baroque et studieux, coupable et martyr, il est bien rare de rencontrer tant de paradoxes et contrastes chez une même personnalité.

 

Se succèdent en alternance sur scène : éléments biographiques d’une destinée hors norme qui passe par l’enfance à Quimper, l’aventure artistique du “Bateau Lavoir” à Paris, la retraite spirituelle à Saint Benoît sur Loire, la fin tragique au  camp de Drancy ;  poèmes entre badinage facétieux et gravité douloureuse ; extraits de lettres à ses amis (Jean Cocteau, Marcel Bealu, Roger Toulouse)... 

 

 

Au programme

- Une évocation de Max Jacob à travers six textes courts écrits et lus par Patrice Delbourg révélant ainsi ses multiples facettes : 

- L’Apparition

- Une vie de bâton de chaise

- Quimper… et passe

- La grande parade verbale

- L’ermite en sabots

- « J’ai ta peau »

 

- Des poèmes et des lettres nés de la plume de Max Jacob et lus par Éric Cénat

 

- Un montage de diverses diapositives projetées sur un écran par vidéoprojecteur. Il s’agit de photos de Max Jacob et ainsi que des peintures, des dessins et des huiles liés aux textes lus…

 

- Un accompagnement musical : un fragment de "Lascia ch'io Piango" dans le "Rinaldo" de Haendel (par Philippe Jaroussky) ;  "Douce France" de Charles Trenet ;  et un morceau d'un lieder du "Kindertotenlieder" n°2 de Gustave Mahler…

 

Cette lecture a été créée, le 08 novembre 2012, à la Médiathèque d'Orléans.
Nos remerciements à la Médiathèque d'Orléans, le Musée des Beaux Arts d'Orléans, le Musée des Beaux Arts de Quimper et la Fondation Picasso.

 

 

 
Blaise Cendrars, la légende bourlingueuse

Sélection Printemps des Poètes

 

« Frédéric-Louis Sauser, plus connu sous le pseudonyme de Blaise Cendrars, voit le jour à la Chaux-de-Fonds, sur le territoire helvétique.
Béret sur le côté, yeux pochés, sa trogne rubiconde de réclame enluminée pour vieux calvados n’est pas celle d’un troubadour académique : “J’ai réellement une sale gueule. Cela me réjouit”. Premier commentateur de la modernité, il ne cesse d’écrire sur le cinéma, la musique, la poésie, les  peintres de la Ruche et les ivresses de Montparnasse. Léger, Chagall, Braque, Delaunay, Modigliani l’entourent. Il partage avec les plasticiens une même vision simultanéiste d’un temps en pleine mutation. Il n’est plus temps pour l’artiste de baguenauder en témoin de son époque et de bâtir un monument pour les générations à venir. « Tout tombe. Le soleil tombe. Nous tombons à la suite.” Alors place au poète, dont la tâche est de dire ce qui est, de savoir déchiffrer les signes de l’histoire qui s’écrit sous nos yeux, trop soucieux qu’ils sont de l’instant, ils risquent de ne pas voir se profiler de lendemains.

Sa biographie voyageuse passe par Saint-Petersbourg, Buenos-Aires, le Portugal, le Brésil surtout, sa seconde patrie. Il observe plus qu’il ne vit la misère : “d’où me vient cet amour des simples, des humbles, des innocents, des fadas et des déclassés”. Ce diable de Cendrars et son galurin gris sont partout  à la fois : Greenwich  Village, à Montmartre, à New York où Marcel Duchamp et Francis Picabia jouent les trappeurs de l’avant-garde. Sa soif  de confondre les horizons est immense, le choix redondant de ses livres en témoigne : “Au coeur du monde”, “Du monde entier”, “La fin du monde”, “emmène moi au bout du monde”. Il tend son bras unique (l’autre ayant été amputé le 26 septembre 1915 dans la boue des tranchées) vers l’art nègre, vers Walt Whitman, vers les chercheurs d’or en Alaska, les eaux claires du lac Baïkal ou les terres aléoutiennes.  Partout la poésie est en jeu, il n’y a qu’à la regarder au dehors pour la voir à l’oeuvre, pure musicalité, parfums orgiaques, abécédaires du mouvement. Voilà ce qu’il disait déjà dans la prose du Transsibérien : “Toute vie n’est  qu’un poème , un mouvement. Je ne suis qu’un mot, un verbe, une profondeur, dans le sens le plus sauvage, le plus mystique , le plus vivant”.

Patrice Delbourg

 


Au programme
- Une évocation de Blaise Cendrars à travers douze textes courts écrits et lus par Patrice Delbourg révélant ainsi les multiples facettes de celui qui a placé son œuvre sous le signe du voyage et de l’aventure :
1- L’appel de l’aventure
2- Le Transsibérien
3- Les Pâques à  New York
4- L’amitié des peintres
5- La main coupée (1915)
6- Les poèmes élastiques
7- Le Brésil
8- L’Or
9- L’Art nègre
10- Hollywood
11- Moravagine
12- Bouche cousue
- Des poèmes, des nouvelles, des extraits de romans… nés de la plume de Blaise Cendrars et lus par Eric Cénat
- Un montage de diverses diapositives projetées sur un écran par vidéoprojecteur. Il s’agit de photos de Blaise Cendrars et de ses proches ainsi que des peintures, des dessins et des huiles liés aux textes lus.

 
Robert Desnos :
l'homme qui portait en lui tous les rêves du monde...

Sélection Printemps des Poètes - Lecture créée à l'Institut Français de Prague, le 4 février 2008

 

« Insaisissable, rebelle, boule de mercure au creux de la paume, médium et homme de radio, blagueur potache et baroque exalté, auteur des plus beaux chants d’amour et fabriquant des textes les plus énigmatiques, Desnos n’est jamais là où le lecteur souhaite le suivre. Faut-il voir incertitude ou contradiction, dans l’extrême diversité de ton que peut prendre la voix de Robert-le-Diable ? Certainement non. Il y avait seulement chez lui, le désir d’exprimer la poésie sous toutes ses formes dans tous ses possibles. Atteindre un langage à la fois populaire et exact, familier et ludique, voilà le but  d’une trajectoire unique éminemment moderne.

 

Avec Nerval et Hardelet, il est un de ces enfants du Marais qui « portait en lui tous les rêves du monde ». Sans doute le plus inspiré de nos somnambules, le plus joueur parmi ses amis surréalistes, journaliste de son propre drame et prophète des temps à venir, Robert Desnos n’est pas fait pour l’action collective et pense qu’il y a incompatibilité entre la nécessaire liberté du poète et le militantisme aux ordres. En cela et pour son amour violent de la vie jusque dans la boue de Terezin, il faut saluer notre contemporain éternel et notre frère en viager. » Texte de P. Delbourg


Au programme


- Une évocation de Robert Desnos à travers douze textes courts écrits et lus par Patrice Delbourg révélant ainsi les multiples facettes ainsi les multiples facettes d’un homme et d’un poète  hors du commun :

1- L'enfant du Marais
2- La chanson des rues
3- La collision surréaliste
4- L’écriture automatique
5- Les sommeils hypnotiques
6- Chantefables
7-l'amour fou
8- l’humour
9- Pionnier de la réclame radiophonique
10- Le tempo sous la peau
11- Ce coeur qui haïssait la guerre
12- La boue de Terezin

 

- Des poèmes, des « chantefables » pour les enfants, une lettre de déportation envoyée à Youki, un feuilleton radiophonique… nés de la plume de Robert Desnos et lus par Eric Cénat

 

- Un montage de 31 diapositives projetées sur un écran par vidéoprojecteur. Il s’agit de photos de Robert Desnos et de ses proches ainsi que des peintures, des dessins et des huiles liés aux textes lus.
 

 
Cet Allais vaut bien le détour...

Sélection Printemps des Poètes

 

« La Belle Epoque a connu d’autres hommes d’esprit. Mais aucun d’eux n’a su garder un style aussi net, sans bavures, ni laisser à la postérité une œuvre et un visage aussi personnels : glacé, racé, imperturbable. Les incises et digressions d’Alphonse Allais sont incroyablement modernes. Ses techniques narratives de tueur à gags annoncent l’écriture automatique surréaliste et les alchimies oulipiennes. Ce qui surprend chez le viking d’Honfleur, c’est qu’on n’aperçoit presque jamais le cheminement qui l’a fait arriver à une de ses trouvailles. Ses pensées ne s’enchaînent pas comme celles de tout le monde, selon un protocole banal.
Lorsqu’on feuillette ses contes d’un doigt plié en quatre, sa verdeur déroute. Rien de fadasson, de purgatif, aucun caractère politiquement correct et bien pensant  qui émasculerait le propos. Constamment l’humoriste fait peau neuve, à l’encontre du patrimoine de notre gaudriole populaire dont les à-peu-près s’essoufflent de génération en génération.
Sans cesse réédité, accommodé à toutes le sauces, cent ans plus tard sa pérennité reste vive. Le silence après la mort fut court. Du purgatoire, peu ou prou.Pas maudit, ni même grand méconnu, ses contes à l’humour arc-en-ciel connurent le succès de son vivant. On se disputait les journaux où il publiait les chaleurs de son imagination. Il était une vedette périodique du papier du même nom. Les surréalistes l’inscrivirent au palmarès de l’Humour Noir. Le livre de poche le célèbre sans retenue.
Alphonse Allais est un esprit qui continue à briller chaque jour dans la sciure des comptoirs et les conversations de fins de banquets. La vache Allais a le dos large ! Les imbéciles le prennent pour un voyageur de commerce agréable… Ils ne savent pas qu’il avait dans sa valise mille bombes explosives à retardement. Et qu’il reste avant toute chose un très grand écrivain, doté d’une langue sans faille, croquante et inventive. Loin des amuseurs à pâte molle, des loustics à la jugeote pré mâchée, à mille lieues du suivisme mercantile, Allais veille.  Inch’Allais !»

Texte de Patrice Delbourg

 
Au programme


- Une évocation d’Alphonse Allais à travers des textes courts écrits  et lus par Patrice Delbourg révélant ainsi les multiples et excentriques facettes d’un homme et d’un écrivain hors du commun : modernité de style, technique du gag, humour et mélancolie, taux d’alcoolémie, enquête de mœurs…

 

-    Des histoires courtes et autres nouvelles d’Alphonse Allais lus par Éric Cénat
-    Un cas peu banal me semble-t-il
-    Collage
-    Marchand de casquette par amour
-    Une invention
-    Pour en avoir le cœur net
-    Absinthes
-    Patriotisme et religion
-    Le médecin

 

- Des aphorismes, des pensées, des boutades, des saillies… d’Alphonse Allais lus en « ping-pong » par Eric Cénat et Patrice Delbourg sur une musique d’Erik Satie.

 

- Un montage d’une vingtaine de photos liés aux textes lus et projetées sur un écran. Il s’agit de photos d’Alphonse Allais  à des âges différents, de ses proches et des endroits qu’il a fréquentés. 

 
Antoine Blondin ou l'ironie du sport
 

« Plus de sept cents chroniques, frémissantes et fraternelles, livrées au quotidien l’Equipe, un flot espiègle et coruscant de pages d’anthologie sportive. De boutade en coq-à-l’âne, de faux plat en fariboles escarpées, Blondin donne ses lettres de noblesse au commentaire sportif. Grâce à lui, les intellectuels peuvent lire l’Equipe en toute quiétude, sans se cacher ou l’enrouler dans le Monde Diplomatique…
Soumis au fameux questionnaire de Proust, à l’interrogation, quel est votre passe-temps préféré, Antoine Blondin répondait invariablement : « suivre le tour de France ». A son palmarès, 28 tours de France. De 1954 à 1982.
Cette série de grandes boucles représente sensiblement 100 000 kilomètres, soit deux fois et demie le tour de la terre, bouclée à 37 kilomètres à l’heure. A l’ère spatiale, cette circumnavigation masochiste peut sembler dérisoire, voire absurde. Elle est la racine d’un rare bonheur de lecture.
Antoine Blondin suit fidèlement la Grande Boucle jusqu’au jour où il s’aperçoit que deux jours de suite, il a envoyé le même texte…Qui fut publié d’ailleurs. Il y a un moment où il faut savoir décrocher, même pour le suiveur. Blondin, c’est un challenge qui passe.
Sous les lampions d’un bal crépusculaire, Blondin invite, tour à tour, notre esprit d’enfance et nos désillusions à une valse lente, chanson du matin parachutée dans le soir qui tombe, le ciel strié comme une tranche napolitaine, silhouette fragile, sourire inachevé, calé au fond d’une voiture de la caravane, Peugeot de marque, couleur rouge, numéro 101 de matricule, dont il occupait immuablement la place arrière gauche à côté du journaliste ami, Pierre Chany. Vous voyez que la légende garde toutes ses dents comme le dérailleur de Poulidor dans l’ascension du Puy de Dôme… » Texte de Patrice Delbourg

 

Au programme

- Une évocation d’Antoine Blondin à travers douze textes courts écrits par Patrice Delbourg révélant ainsi la complexité et la richesse d’un homme et d’un écrivain hors du commun : son attirance pour le bon mot et la belle phrase, sa difficulté de vivre et d’écrire, sa fidélité en amitié et ses mensonges, ses démêlées avec son éditeur, sa passion pour le sport…

-    Onze articles d’Antoine Blondin parus dans le journal L’Equipe.
-    Du pin et des jeux : 1954 (Tour de France)
-    L’as « Hassen » frappe toujours deux fois : 1956 (Tour de France)
-    Un aigle en chaussette et la corde au cou : 1957 (Tour de France)
-    La coupe est pleine : 1958 (football)
-    En travers de la gorge : 1960 (Tour de France)
-    Un coq sur la crête : 1963 (Tour de France)
-    100 mètres plein la vue : 1964 (athlétisme)
-    Pour un compagnon : 1965 (Tour de France)
-    Haute-Vienne que pourra : 1967 (Tour de France)
-    Sous les feux de la rampe : 1969 (Tour de France)
-    La fille de l’air : 1976 (Jeux Olympiques/Gymnastique)

- Un montage de cinquante et une photos projetées sur un écran. Il s’agit de photos d’Antoine Blondin à des âges différents  mais aussi de photos évoquant les grands événements sportifs et les champions cités dans les articles ci-dessus.

 

 
Garçon l'addiction ! 50 poètes en terrasse
d'après "Solitudes en terrasse" de Patrice Delbourg

 

« Cet ouvrage se propose comme panorama affectueux et oblique de la poésie contemporaine. Pas qu'actuelle d'ailleurs, puisque figurent quelques figures de naguère, tels Villon, Rutebeuf ou Léopardi. Pas que lyrique non plus, puisqu'apparaissent moult silhouettes de la prose souveraine tels Flaubert, Bloy ou Aymé. Un paysage intime, mouillé, téméraire autant que dérisoire, d'une littérature de zinc extrême, serait une définition plus juste de ce recueil de chansons des rues et des crus.

Deux cents vingt-sept portraits littéraires dans leur jus, si l'on peut dire. À chaque croquis, une boisson spécifique, un estaminet de prédilection, un calicot, une ambiance élue, un comptoir d'étain et le décor est dressé. L'auteur, seul, face au tourment du verre libre. Un esprit calembourgeois peut ici côtoyer la désespérance la plus abrupte. L'attente, l'ivresse et la mort lente font les cent pas dans ces tableautins enluminés à l'esprit-de-vin. Les humoristes à l'âme noire ne manquent pas à l'appel d'Alphonse Allais à Francis Blanche, de Jules Renard à Cami. Les irréguliers visionnaires non plus, consommateurs bizarres : Jean-Pierre Brisset ou Georges Fourest, Alphonse Rabbe ou Henri Calet.

"Solitudes en terrasse" est le titre actuel de ce livre d'heures liquides et de songeries embrumées, mais il aurait pu tout aussi bien s'intituler "Chagrins en vitrine", "Zinc à l'affût" ou encore "Désespoir public". À chaque écrivain de profil, ployé sur son guéridon, correspond un texte déchiqueté, troué comme cire à miel. À chaque prélude de bar, une tournée lyrique.

Tout un club d'inconsolables dans la sciure des comptoirs. »

Présentation de Patrice Delbourg de son livre

 

« Parmi les 227 poètes en terrasse, j’en ai choisi cinquante, pour la lecture, selon divers critères : 

 

  • J’ai privilégié les ou à cheval entre la

 

  • J’ai été attentif à mélanger des : des Français mais également des Italiens, Américains, des Scandinaves, des Roumains, des Portugais, des Austro-Hongrois, des Britanniques… Toute !

 

  • J’ai souhaité mettre à l’honneur les et y glisser quelques

 

  • J’ai été guidé par une affection sensible et personnelle, donc très subjective, par rapport aux écrits et la vie de ces poètes »                                                                                                       Présentation d'Éric Cénat de la lecture

 

Au programme :

 

  • selon les lieux et les demandes spécifiques : une quarantaine de textes lus à raison d’une minute par texte

 

  • un diaporama : une diapositive par poète avec sa photo, ses dates de naissance et de mort, le nom du café où il a ses habitudes réelles ou imaginaires, la boisson commandée…

 

Patrice Delbourg, selon la demande des organisateurs, pourra être présent pour expliquer sa démarche littéraire et donner quelques précisions biographiques entre les textes.

 

Les auteurs par famille

 

Les Guides du Grand XXème : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Robert Desnos, Blaise Cendrars

Les Guetteurs : Fernando Pessoa, Pierre Mac Orlan, Georges Perros

Les Lunaires : Erik Satie, André Hardellet, Antoine Blondin, Roland Dubillard

Les Désemparés : Henry-Jean Marie Levet, Joë Bousquet, Armand Robin, Francis Giauque

Les Effacés : Armen Lubin, Ilarie Voronca, Roger Kowalski, Georges Henein

Les taciturnes : Marcel Aymé, Raymond Guérin, Gherasim Luca

Les Convulsifs : Pierre Louys, Félix Fénéon, Louis Ferdinand Céline, Isidore Isou

Les Nomades : William Burroughs, Grégory Corso, Dylan Thomas, Julio Cortazar

Les Généreux : Jacques Audiberti, Jacques Prévert, Philippe Soupault

Les Drôlatiques : Alphonse Allais, Francis Blanche, René Fallet

Les Excentriques : Tristan Tzara, Sacha Guitry, Francis Picabia

© 1986 - 2020 / Le Théâtre de l'Imprévu - Tous droits réservés - Licence d'entrepreneur de spectacle : 2-1050067

Compagnie portée par la Région Centre - Val de Loire, subventionnée par la Ville d'Orléans et par le Conseil Départemental du Loiret.