Alphonse Allais
Cette Allais vaut bien le détour...

Sélection Printemps des Poètes

Création :

Conception et interprétation : Eric Cénat et Patrice Delbourg

« La Belle Époque a connu d’autres hommes d’esprit. Mais aucun d’eux n’a su garder un style aussi net, sans bavures, ni laisser à la postérité une œuvre et un visage aussi personnels : glacé, racé, imperturbable. Les incises et digressions d’Alphonse Allais sont incroyablement modernes. Ses techniques narratives de tueur à gags annoncent l’écriture automatique surréaliste et les alchimies oulipiennes. Ce qui surprend chez le viking d’Honfleur, c’est qu’on n’aperçoit presque jamais le cheminement qui l’a fait arriver à une de ses trouvailles. Ses pensées ne s’enchaînent pas comme celles de tout le monde, selon un protocole banal.

Alphonse Allais


Lorsqu’on feuillette ses contes d’un doigt plié en quatre, sa verdeur déroute. Rien de fadasson, de purgatif, aucun caractère politiquement correct et bien pensant  qui émasculerait le propos. Constamment l’humoriste fait peau neuve, à l’encontre du patrimoine de notre gaudriole populaire dont les à-peu-près s’essoufflent de génération en génération.
Sans cesse réédité, accommodé à toutes le sauces, cent ans plus tard sa pérennité reste vive. Le silence après la mort fut court. Du purgatoire, peu ou prou. Pas maudit, ni même grand méconnu, ses contes à l’humour arc-en-ciel connurent le succès de son vivant. On se disputait les journaux où il publiait les chaleurs de son imagination. Il était une vedette périodique du papier du même nom. Les surréalistes l’inscrivirent au palmarès de l’Humour Noir. Le livre de poche le célèbre sans retenue.
Alphonse Allais est un esprit qui continue à briller chaque jour dans la sciure des comptoirs et les conversations de fins de banquets. La vache Allais a le dos large ! Les imbéciles le prennent pour un voyageur de commerce agréable… Ils ne savent pas qu’il avait dans sa valise mille bombes explosives à retardement. Et qu’il reste avant toute chose un très grand écrivain, doté d’une langue sans faille, croquante et inventive. Loin des amuseurs à pâte molle, des loustics à la jugeote pré mâchée, à mille lieues du suivisme mercantile, Allais veille.  Inch’Allais !»

 

Patrice Delbourg

Au programme


- Une évocation d’Alphonse Allais à travers des textes courts écrits  et lus par Patrice Delbourg révélant ainsi les multiples et excentriques facettes d’un homme et d’un écrivain hors du commun : modernité de style, technique du gag, humour et mélancolie, taux d’alcoolémie, enquête de mœurs…

 

-    Des histoires courtes et autres nouvelles d’Alphonse Allais lus par Éric Cénat
-    Un cas peu banal me semble-t-il
-    Collage
-    Marchand de casquette par amour
-    Une invention
-    Pour en avoir le cœur net
-    Absinthes
-    Patriotisme et religion
-    Le médecin

 

- Des aphorismes, des pensées, des boutades, des saillies… d’Alphonse Allais lus en « ping-pong » par Eric Cénat et Patrice Delbourg sur une musique d’Erik Satie.

 

- Un montage d’une vingtaine de photos liés aux textes lus et projetées sur un écran. Il s’agit de photos d’Alphonse Allais  à des âges différents, de ses proches et des endroits qu’il a fréquentés. 

Production / Diffusion Centre val-de Loire

© 1986 - 2020 / Le Théâtre de l'Imprévu - Tous droits réservés - Licence d'entrepreneur de spectacle : 2-1050067

Compagnie portée par la Région Centre - Val de Loire, subventionnée par la Ville d'Orléans et par le Conseil Départemental du Loiret.

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