Lettres d'Oflag
André à Paulette
1940 - 1945
Création :

Co-production : Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (Lyon)

Conception : Marie-Françoise et Eric Cénat

Interprétation : Éric Cénat

Durée : 1h

 

André Vincenot épouse Paulette Cabon, le 6 juillet 1939. Le temps des jours heureux est bien court. Deux mois plus tard, la guerre éclate et le couple est séparé. La « drôle de guerre » n’est drôle pour personne. Le 23 mai 1940, André, sous-lieutenant d’infanterie, est blessé à la tête. Un mois plus tard, avec tant d’autres, il est fait prisonnier par les Allemands victorieux et conduit vers les Sudètes dans un premier Oflag. Commence alors pour André le temps de la captivité. Pouvaient-ils imaginer, lui et ses camarades, qu’elle durerait cinq ans ?

 


Pendant toutes ces années, André écrit à Paulette aussi souvent que possible. Des lettres d’amour où se reflète et s’exprime son quotidien : ses inquiétudes pour sa jeune épouse, ses manques face à l’absence, au vide des journées qu'il faut vaincre par tous les moyens (lecture, écriture, conférence, gymnastique), ses souffrances liées à la faim, au froid, ses attentes souvent insatisfaites d’une lettre ou d'un colis, uniques moyens d’être reliés à la « vie d’avant » mais aussi ses joies, ses  espérances quand il apprend, au détour des mots de Paulette, la naissance, en mars 1941, d’une petite fille, Marie-Françoise, sa fille.


Le 25 janvier 1945, quelques jours avant l'évacuation de l'Oflag IV D près de Dresde où il est retenu prisonnier, André écrit une dernière lettre à Paulette. Commence alors pour lui une période d'errance qui le conduit, tout d'abord, de Colditz au camp de Zeithain où, le 23 avril 1945,  André est libéré par une unité de cavaliers de l’Armée Rouge, puis, envoyé vers l'Est jusqu'à Bunzlau. Retenu quelques semaines par les Soviétiques avant d'être renvoyé à l'Ouest vers les Américains, il arrive à Paris le 31 mai. Le lendemain, à Rennes, il retrouve Paulette et fait la connaissance de Marie-Françoise...

 

 

 

 

 

 

"C'est un hommage à tous les prisonniers de guerre anonymes qui a été rendu. Une guerre n'est propre pour personne... À leur retour, une période de réadaptation à la vie civile sera nécessaire, comme le rappelle Marie-Françoise.

Les prisonniers de guerre seront souvent à l'origine des rapprochements et jumelages entre l'Allemagne et la France : apprendre la langue pour mieux se comprendre, échanger pour mieux se connaître... ce sera le cas à Laussonne, première commune à être jumelée avec un village allemand en 1965, pour une Europe de Paix."

L'Éveil de la Haute-Loire

"Présentée à plusieurs reprises à travers la France, cette lecture théâtralisée rencontre une grande écoute et attention de la part des jeunes qui découvrent l'histoire, peu connue, des prisonniers de guerre. Cette lecture rend hommage aux 1 845 000 soldats français qui ont été prisonniers après la débâcle de 1940."

La Tribune Le Progrès

 


"Ce sont quelques lettres adressées par son grand-père à sa grand-mère que nous lit Éric Cénat. Cinq ans de mots d'amour et de lignes pour ne pas perdre le fil de la vraie vie. Une lecture forte. Touchante de simplicité."

 

La République du Centre

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