Les cercueils de zinc
En
2001, le Théâtre de l’Imprévu a créé le spectacle « La poussière qui
marche… Tchernobyl, 26 avril 1986 », adaptation de « La Supplication »
de Svetlana Alexievitch. Lors des diverses manifestations que la
compagnie a organisées autour de ce spectacle, nous avons invité à
plusieurs reprises, Svetlana Alexievitch, alors réfugiée politique en
France, à venir témoigner à nos côtés.
Cette rencontre inoubliable
avec cette femme d’un courage hors du commun m’a donné l’envie de me
pencher vers ses autres écrits, notamment « la guerre n’a pas un visage
de femmes » et « Les cercueils de zinc ». Ce dernier livre a retenu
particulièrement mon attention… En effet, Svetlana Alexievitch ne s’est
pas seulement intéressée à la catastrophe de Tchernobyl. Elle a été, en
effet, l'une de premières à effectuer des recherches sur les
traumatismes causés par les atrocités de la guerre en Afghanistan. En
1990, en publiant Les Cercueils de zinc, elle démolit le mythe
soviétique de la guerre d’Afghanistan et de ses guerriers libérateurs,
présentés non plus comme des héros internationalistes, mais comme des
mouflets terrorisés envoyés dans les sables du désert pour tuer des
femmes et des enfants…
La création d’une lecture construite à partir
de deux témoignages inclus dans ce livre s’est alors imposé à moi comme
une évidence. Deux voix ressortent ainsi de la nuit afghane, celle
d’un soldat, celle d’une infirmière…
Conception et interprétation : Éric Cénat et Claire Vidoni
En partenariat avec la Bibliothèque de Vendôme