Charles Péguy, été 1914
« Je pars soldat de la République, pour le désarmement général, pour la dernière des guerres… »
Cette
lecture des correspondances de Charles Péguy nous permet d’accompagner
Charles Péguy pendant le premier mois de la Grande Guerre, qui fut aussi
le dernier de sa vie. Du 3 août au 1er septembre 1914, avant d’être tué
à la tête de sa compagnie, l’officier parle dans ses lettres en fils,
en mari, en père, sans oublier d’inclure dans sa sollicitude ses plus
chères amitiés et les modestes compagnons de sa vie antérieure : le
charron Louis Boitier et ses fils, les servantes Mathilde et Thérèse,
Mme Gorius la brodeuse. L’officier exprime dans ces messages envoyés du
front ses ultimes fidélités et ses croyances essentielles, qui prennent
évidemment à nos yeux une valeur testamentaire.
La lecture est construite en quatre parties chronologiques :
- « Veillées d’armes »
- « De la mobilisation à la guerre »
- « La mort de Péguy à Villeroy, le 5 septembre 1914 »
- « La célébration et le deuil »
Charles
Péguy est mort fauché par une balle en pleine tête, soit une mort
similaire à celle de deux autres écrivains : Ernest Psichari et Alain
Fournier tombés respectivement les 22 août et 22 septembre 1914.
Conception et interprétation : Éric Cénat
En partenariat avec le Centre Charles Péguy (Orléans)