| Antoine Blondin ou l’ironie du sport
Lecture théâtralisée conçue et interprétée par Éric Cénat et Patrice Delbourg «
Plus de sept cents chroniques, frémissantes et fraternelles, livrées au
quotidien l’Equipe, un flot espiègle et coruscant de pages d’anthologie
sportive. De boutade en coq-à-l’âne, de faux plat en fariboles
escarpées, Blondin donne ses lettres de noblesse au commentaire sportif.
Grâce à lui, les intellectuels peuvent lire l’Equipe en toute quiétude,
sans se cacher ou l’enrouler dans le Monde Diplomatique… Soumis au
fameux questionnaire de Proust, à l’interrogation, quel est votre
passe-temps préféré, Antoine Blondin répondait invariablement : « suivre
le tour de France ». A son palmarès, 28 tours de France. De 1954 à
1982. Cette série de grandes boucles représente sensiblement 100 000
kilomètres, soit deux fois et demie le tour de la terre, bouclée à 37
kilomètres à l’heure. A l’ère spatiale, cette circumnavigation
masochiste peut sembler dérisoire, voire absurde. Elle est la racine
d’un rare bonheur de lecture. Antoine Blondin suit fidèlement la
Grande Boucle jusqu’au jour où il s’aperçoit que deux jours de suite, il
a envoyé le même texte…Qui fut publié d’ailleurs. Il y a un moment où
il faut savoir décrocher, même pour le suiveur. Blondin, c’est un
challenge qui passe. Sous les lampions d’un bal crépusculaire,
Blondin invite, tour à tour, notre esprit d’enfance et nos désillusions à
une valse lente, chanson du matin parachutée dans le soir qui tombe, le
ciel strié comme une tranche napolitaine, silhouette fragile, sourire
inachevé, calé au fond d’une voiture de la caravane, Peugeot de marque,
couleur rouge, numéro 101 de matricule, dont il occupait immuablement la
place arrière gauche à côté du journaliste ami, Pierre Chany. Vous
voyez que la légende garde toutes ses dents comme le dérailleur de
Poulidor dans l’ascension du Puy de Dôme… »
Patrice Delbourg
Au programme :
-
Une évocation d’Antoine Blondin à travers douze textes courts écrits
par Patrice Delbourg révélant ainsi la complexité et la richesse d’un
homme et d’un écrivain hors du commun : son attirance pour le bon mot et
la belle phrase, sa difficulté de vivre et d’écrire, sa fidélité en
amitié et ses mensonges, ses démêlées avec son éditeur, sa passion pour
le sport…
- Onze articles d’Antoine Blondin parus dans le journal L’Equipe. - Du pin et des jeux : 1954 (Tour de France) - L’as « Hassen » frappe toujours deux fois : 1956 (Tour de France) - Un aigle en chaussette et la corde au cou : 1957 (Tour de France) - La coupe est pleine : 1958 (football) - En travers de la gorge : 1960 (Tour de France) - Un coq sur la crête : 1963 (Tour de France) - 100 mètres plein la vue : 1964 (athlétisme) - Pour un compagnon : 1965 (Tour de France) - Haute-Vienne que pourra : 1967 (Tour de France) - Sous les feux de la rampe : 1969 (Tour de France) - La fille de l’air : 1976 (Jeux Olympiques/Gymnastique)
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Un montage de cinquante et une photos projetées sur un écran. Il s’agit
de photos d’Antoine Blondin à des âges différents mais aussi de photos
évoquant les grands événements sportifs et les champions cités dans les
articles ci-dessus.
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